Asie du Sud

Affirmation des veuves au Népal et en Inde

Les veuves, au Népal et en Inde, font partie des personnes les plus vulnérables. Leur quotidien est empreint de pauvreté, de violence, d'exploitation sexuelle et d’absence de droits . Des femmes très jeunes sont également victimes de ces fléaux. Les dons suisses contribuent à casser les tabous, à mieux protéger les veuves et à leur permettre d'assurer leur propre existence.

Information Népal, Inde et Sri Lanka (pdf, 147 kb)

Projet d’UNIFEM «Amélioration de la garantie sociale des veuves au Népal, en Inde et au Sri Lanka»


Une grande majorité des veuves du Népal, en Inde et surtout celles venant de pauvres familles du Sri Lanka, font partie des gens les plus blessés. Leur quotidien est souvent marqué par une pauvreté amère, une proscription comme portant la malchance, la violence, l'exploitation sexuelle et la privation de droits. Surtout les jeunes femmes sont aussi concernées, parce qu'elles ont été mariées en tant que jeunes filles à des hommes plus âgés. Les dons en provenance de Suisse aident à briser les tabous, à ce que les veuves soient mieux protégées et leurs permettent une vie égale et autonome.

Dans les dix dernières années, le nombre de veuves a augmenté considérablement en Asie du sud:
L'Inde : environ 40 millions de veuves, aussi beaucoup de jeunes survivantes d’hommes atteints du SIDA qui n'ont pas eu accès à des médicaments pour rester en vie. Le Népal: environ 800'000 femmes veuves, beaucoup de veuves de guerre et 67% ont moins de 35 ans. Dans la province de l'est du Sri Lanka, environ 33'000 femmes sont devenues veuves pendant la guerre civile permanente qui dura presque trois décennies.

Objectifs d'UNIFEM

  1. La politique et les programmes gouvernementaux sont aussi orientés vers les veuves.
  2. L'État met plus de ressources à disposition pour les besoins spécifiques des veuves.
  3. Les veuves connaissent leurs droits et les exigent.
  4. Les veuves sont de moins en moins stigmatisées et exclues au niveau social.
Activités
  • Développement et création de réseaux sociaux pour veuves.
  • Participation des veuves dans les processus et instances politiques choisis.
  • Relations publiques
  • Mise à disposition de données complètes sur la situation sociale, économique et politique des veuves en Asie du sud comme base pour les activités ci-dessus et pour l'évaluation du taux de réussite.
Les partenaires du projet
UNIFEM a la responsabilité globale pour le projet, lequel est particulièrement mis en pratique avec le soutien de Women for Human Rights (WHR) (Népal), The Guild of Services (Inde) et Association of War Affected Women (AWAW) (Sri Lanka). 


Améliorations importantes pour les veuves au Népal
Grâce aux interventions précédentes d'UNIFEM, d'autres organisations des Nations Unies et des organisations de femme locales, le gouvernement népalais a budgétisé plus de moyens nationaux pour les veuves. D'une part, le gouvernement a projeté l'introduction d'une prime d'argent pour les hommes épousant une veuve. D'autre part, elle a introduit une pension de veuve. UNIFEM a plaidé en liaison avec d'autres organisations pour une répartition plus juste de ces moyens.

Aucune prime d'argent pour les mariages avec des veuves
Avec cet argent, au lieu d'aider les veuves à leur faciliter l'accès à la santé, à une formation et au travail, la prime d'argent, pour les hommes qui épousent une veuve, aurait agi comme un poison. Cette pratique aurait fortement mis les veuves sous pression pour consentir à un mariage. Le gouvernement a maintenant reconsidéré la mesure prévue et a supprimé la prime d'argent.

Soutien financier pour les veuves de tout âge
Depuis 2007, les veuves reçoivent un soutien financier comme part du nouveau programme de garantie social. Toutefois, les veuves de moins de 45 ans n'y avaient  pas droit. La limite d'âge est une violation flagrante du droit inscrit dans la Constitution intérimaire du droit à l'égalité. Chaque  veuve a maintenant droit à un soutien - compte tenu de son revenu mais indépendamment de l'âge. Une organisation partenaire soutenue par UNIFEM a introduit, par conséquent, une pétition auprès de la Cour suprême - avec un résultat positif. Grâce à l'aide financière, les femmes veuves ont maintenant nettement plus de facilité à envoyer leurs enfants à l'école, à s'occuper de leur propre ménage et à vivre plus indépendamment. C’est une étape importante visant la modification des traditions, des coutumes et des lois centenaires.
                                                                                                                                               

Libérées

Grâce au support d’UNIFEM, 11'819 femmes et jeunes filles menacées ont été informées, l’année dernière, sur le danger du commerce des femmes. 407 victimes de la traite des femmes ont pu être recensées et délivrées.

Droit et justice au Népal

Grâce au support d’UNIFEM, 11'819 femmes et jeunes filles menacées ont été informées, l’année dernière, sur le danger du commerce des femmes. 407 victimes de la traite des femmes ont pu être recensées et délivrées.

Droit et justice au Népal
UNIFEM travaille aussi au Népal en étroite collaboration avec le gouvernement et les organisations civiles. Avec du succès. La reconnaissance d'un viol au sein du mariage comme acte criminel par la cour supérieure était aussi une étape importante de l'adoption d'une loi, avec laquelle, entre autres, la position des femmes dans le droit de succession et de propriété a été améliorée. En outre, les thèmes concernant la violence aux femmes et la traite des femmes sont maintenant intégrés dans le programme d'études de l'académie nationale de droit NJA. «UNIFEM nous permet, à nous, les juges, l'échange d'expériences internationales et le perfectionnement, de sorte que nous puissions alimenter les thèmes des droits de l'homme, la violence contre les femmes et la traite des femmes dans le système juridique et la jurisprudence», dit le juge Kalyan Shrestaha du tribunal supérieur népalais.

Immigration sûre
Les femmes qui, pour des raisons économiques veulent immigrer, sont particulièrement menacées de tomber dans un réseau de commerces de femmes et d’être exploitées en Inde ou dans les Etats du Golfe dans le commerce du sexe ou en tant qu'employée de maison. Le Népal a adopté en 2007 une nouvelle loi sur le travail d’immigration et a éliminé les dispositions discriminatoires, comme par exemple l'embargo de voyage pour les femmes dans les Etats du Golfe. Le gouvernement a utilisé le savoir-faire d'UNIFEM pour le nouveau règlement et la coalition transfrontalière des organisations et des gouvernements. Maintenant, les Népalaises immigrantes sont informées sur les obligations contractuelles par les employeurs ainsi que sur les lieux d’accueil pour les immigrantes dans les pays de destination.
Intégrer au lieu de retourner  «volontairement» dans la maison closeBenoît Meyer-Bisch, un suisse de 28 ans, sait, par rencontre personnelle au Népal, ce qui attend les femmes qui ont été délivrées de la prostitution forcée. De retour au village, elles souffrent souvent d’un deuxième drame: le rejet de la commune. Personne ne peut survivre ainsi. «C’est pourquoi, certaines femmes retournent à la prostitution» indique Meyer-Bisch. Il souligne que l'assistance aux victimes délivrées est extrêmement importante. Cela comprend non seulement l'assistance psychologique, par l’assurance de la qualité soutenue par UNIFEM, mais aussi l'éclaircissement à la population du village. Il s'agit de procéder intelligemment, de prendre en considération les traditions et de travailler sur le terrain ensemble avec les femmes et les hommes admis. Pour établir une modification de mentalité durable, des programmes, comme ceux d’UNIFEM, établis sur plusieurs années, sont nécessaires.


 


Portraitbild von Champa Gyawali, Népalaise, résidant à Wetzikon/ZH
«Une veuve sur deux au Népal dit: «Je suis socialement morte depuis longtemps, même si je suis encore vivante !». Parce que leur mari ne vit plus, parce qu'elles sont une femme ou parce qu'elles n'ont pas de travail convenable, les veuves du Népal deviennent en une nuit une charge sociale pour la société et sont ainsi soumises à une forte pression familière. Je m'engage auprès d’UNIFEM, parce qu’ensemble, nous pouvons bannir du monde la violence et l'oppression envers les femmes à long terme.»
Champa Gyawali, Népalaise, résidant à Wetzikon/ZH

Portraitbild von Veuve Chen au Népal
«… il ne nous est ni permis de porter des habits de couleur rouge ou d'autres couleurs vives, ni de participer à des cérémonies…»
Veuve Chen au Népal